La démarche supply-chain durable est un moyen d’analyser les processus d’une entreprise sous un angle de vue inédit. De ce fait, c’est une opportunité nouvelle pour trouver des gisements de réduction des coûts, d’amélioration de l’image de l’entreprise, et pour innover. Bien menée, une telle démarche est un simple outil de lutte contre la crise. Elle n’est pour l’instant pas coûteuse et devrait être largement déployée gratuitement auprès de l’ensemble des TPE et PME Françaises. Pour l’instant, mais encore subventionnée à 50% par l’ADEME (pour la réalisation de la mesure du Bilan Carbone de la supply-chain par exemple) .Attention néanmoins, suite au Grenelle 2 qui rendra obligatoire la production d’un Bilan Carbone pour les entreprises de plus de 500 salariés, les administrations de plus de 250 agents, les collectivités regroupant plus de 50000 habitants devront publier leurs émissions de CO2 et rendre public tous les 3 ans l’exercice. A partir du moment ou cette obligation sera en place, à priori 2012 au plus tard, il y a de fortes chances que la subvention de l’ADEME soit retirée.
Premier Bénéfice, l’amélioration de l’image externe de l’entreprise
Réaliser un Bilan Carbone de la supply-chain, le publier, le communiquer est un premier pas vers plus de transparence, de responsabilité. Le communiquer en interne est une source de motivation pour les employés qui sont en général sensibilisés par les médias aux risques climatiques et sont parfois (cela dépend de la culture d’entreprise) fiers de travailler pour une entreprise qui essaye sincèrement de s’améliorer dans ce domaine.
Les clients, les parties prenantes sont en général très favorables à ce type de démarche à condition que cela soit réalisé dans la transparence et dans une conscience de la responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de ses employés, fournisseurs, sous-traitants, et de sa communauté territorial. Pour être perçue comme réellement positive, il doit y avoir une réelle cohérence entre les actes quotidiens, en particuliers ceux des dirigeants mais aussi des commerciaux, des acheteurs, et ce qui est écrit dans le rapport RSE. Sans cette cohérence, les risques sont grands de transformer un à priori positif en perception négative par les parties prenantes qui voient immédiatement le décalage permanent entre le discours et les actes. Le risque va même jusqu’à être dénoncé par des associations environnementales (greenwashing), qui sont de mieux en mieux organisées pour dénoncer les entreprises malhonnêtes.De plus, suite au Grenelle 2, il devrait y avoir un encadrement plus stricte du Greenwashing : le projet de loi accordera la légimité des ONG à instruire en justice. Elles pourront se porter partie civile et dénoncer des pratiques commerciales trompeuses ou de nature à induire en erreur sur le sujet de l’environnement.
Exemples : Quel fournisseur de la grande distribution n’a pas vécu un tel hiatus quand il se fait « humilier » en réunion avec un acheteur alors, qu’à l’accueil, sont affichés de beaux discours ? Quel employé ne s’est pas senti méprisé quand on le surveille pour ses frais kilométriques lorsqu’il voit ses patrons abuser de sa voiture de fonction pour partir en week-end?
Sur le plan des éco-comportements, voici quelques résultats chez nos clients dans les entreprises de service. Beaucoup reste à faire :
Impression Recto-Verso > 50%
Brouillon 20% utilisent encore des cahiers et des brouillons
72 % récupèrent les fournitures avant de les jeter (trombones, pochettes ..)
30% déclarent encore des efforts à faire sur l’éclairage (éteindre la lumière en sortant)
50% des personnes n’éteignent pas leur ordinateur en journée
72% l’éteignent le week-end
33% des structures utilisent l’eau en bouteille
70% trient leurs déchets
12% seulement des bureaux ont fait un diagnostic de performance énergétiqu
30% ont des chasses d’eau adaptées pour économiser l’eau
Second Bénéfice, l’aspect économique :
La maitrise des dépenses énergétiques au travers d’une meilleure connaissance des dépendances de l’entreprise vis-à-vis des énergies fossiles (Gaz, Pétrole..). Il est possible, à l’issue d’un diagnostic supply-chain durable de simuler l’impact de la hausse des prix de l’énergie (hausse qui est inexorable, du fait du “Peak Oil”, indépendamment des reculades du Grenelle sur la Contribution Climat Énergie ou “taxe carbone” et sur le “report” (jusque quand ?) de la taxe poids lourd qui prévoyait une éco-redevance pour les poids lourds sur le réseau routier non concédé) sur les différents éléments de coûts (transport, chauffage, éclairage..). Cette simulation est une excellente aide à la décision qui aboutit parfois à la mise en œuvre d’axes d’améliorations totalement contradictoires avec les schémas traditionnels des entreprises classiques.A noter cependant : avant la fin de l’année 2010, le gouvernement présentera au Parlement un rapport sur les conséquences économique et sociales du pic de production de pétrole, ainsi que sur les mesures appropriées pour y faire face, notamment la possibilité de mettre en place un système d’allocation de quotas équitable des carburant hydrocarbonés entre les différentes activités.
Par exemple, plus de 10% des entreprises multinationales envisagent aujourd’hui de relocaliser leur industrie du fait du coût croissant prévisionnel en termes de logistique. 45% des entreprises qui possèdent un entrepôt recherchent des solutions de mutualisation de leurs activités. 70% pensent redéfinir leur schéma logistique et envisagent de changer de modalités de transport (vers du fluvial en particulier, et le fret même si c’est plus difficile..) et de repositionner leurs entrepôts (vers plus de capillarité, donc moins de centralisation) ou de les transformer en plate-forme multimodales.
Autres exemples, dans les services, la majorité des entreprises de service qui on réalisé un bilan carbone ont diminué leur consommation énergétique d’au moins 10% par des actions qui concernent l’éclairage, le chauffage, la ventilation, l’informatique et ont lancé des plans d’actions techniques, comportementaux tout en modifiant leurs processus de maintenance et leur organisation.
Troisième Bénéfice, et non des moindres ! L’INNOVATION
Quelques exemples de projets innovants résultant des démarches de ce type
Nov@log : plateforme collaborative d’une dizaine d’entreprises de tous secteurs qui mutualisent leur connaissance et leurs ressources pour l’amélioration durable de leur performance (plateforme internet, entrepôts mutualisées, R&D commune..)
Reverse Logistic : organisation de la récupération des photocopieurs en fin de vie chez les clients pour être nettoyés, réparés, revendus en tant que photocopieurs d’occasion
Passage de l’offre produit à une offre de service : d’une offre de vente de « copies » à une vente de prestation de « réduction des frais d’impression ». Changement complet de modèle économique. Pour la première offre, plus on vend de copie plus on fait du chiffre. Dans la seconde , c’est tout l’inverse ! Pour l’une l’offre est standard tirée vers le bas avec des marges de plus en plus faible. Pour l’autre, c’est une offre avec une forte valeur ajoutée de conseil, de formation, ce qui suppose un changement radical du modèle opérationnel de l’entreprise. Pour l’une l’impact environnemental est catastrophique, pour l’autre l’impact environnemental est positif. Socialement, si la transition en terme de gestion des compétences est bien menée cela peut permettre de développer de véritables perspectives pour tous.
Actions collectives pour valorisation des DEEE (Sony etc..)
Logistique Urbaine NMPP : partage des ressources et des informations sur une plate-forme web pour optimiser le dernier kilomètre de livraison en ville (réduction du nombre de kilomètres, passage aux véhicules électriques et de types « triporteurs », augmentation du remplissage des camions, cadencement pour éviter les encombrements..)
Maison de la mobilité
Maison du télétravail
Conditions de réussite
Dans ces démarches, de type « développement durable » , il est indispensable de commencer par un diagnostic partagé avec les parties prenantes sur les 3 piliers du développement durable. Ce diagnostic doit être réalisé sans se cantonner à l’entreprise mais doit intégrer l’ensemble des parties prenantes dans les démarches et prendre en compte leurs attentes, leurs besoins. Ces attentes et besoins doivent être confrontées les unes aux autres pour tenter de faire ressortir les axes prioritaires à mettre en œuvre. Il est recommandé de réaliser un diagnostic en 2 temps :
Un diagnostic de type « bilan sociétal » dans un premier temps qui permettra de cibler les processus clefs à approfondir par une analyse quantitative et qualitative détaillée de types :
Diagnostic « Supply-Chain durable » : le « Diag-Eco » (diagnostic de la « performance durable » créer par Genos permettant de mesurer la maturité de la supply-chain (conception, achat, production, logistique, relation client..) en termes de performance environnementale, sociale et économique sur les processus opérationnels.
Ensuite, les solutions sont à rechercher avec ces mêmes parties prenantes, puis priorisées dans une approche de type « analyse de la valeur ».
“. . . I have only two methodologies: my eyes and my legs. These are all I need to see, to judge, to consider, to decide. This is the basis of “SanGenShugi”. . (Kazuo Kawashima, Valeo Group Quality Director Valeo Info, June, 2002)
Le QRQC n’est pas simplement une « technique » mais une méthode de management qui permet de maintenir les ateliers de production et les services supports sous tensions créatives au quotidien pour générer ensembles plus de valeur en éliminant les gaspillages.
Quels sont les 6 facteurs clefs de succès ?
Au préalable, une claire définition des standards de fabrication : temps de cycle, rebuts … de telle manière à ce que l’opérateur soit capable de savoir si son activité est dans le standard ou pas
Définir un périmètre clair du chantier QRQC
Des opérateurs volontaires pour participer à ces chantiers avec le personnel de production (opérateur, agent de maîtrise, responsable de production), mais aussi et surtout les représentants des services supports (Maintenance, Achat, Appro, Logistique, Sécurité, Environnement, Qualité …). Les services supports doivent suivre l’intégralité de la formation pour qu’ils comprennent le sens du QRQC
La direction doit avoir une vision claire de ce qu’implique le QRQC : investissement en temps de la direction (coaching terrain) et de tous les services supports qui doivent être « au service de la production
Un groupe entre 8 et 12 personnes est la taille idéale. Ce groupe pourra être partagé en deux équipes pour piloter deux chantiers QRQC dans l’usine.
La direction devra venir sur les chantiers QRQC pour apprécier les changements d’organisation et de comportements.
Et vous, quel est votre retour d’expérience d’un chantier QRQC ?
On oppose souvent performance économique, dynamique d’entreprise, à la dynamique écologique et environnementale.
Comme si d’un côté il y avait les affreux capitalistes égoïstes, obsédés de technologie, au services du Mal qui saccagent la planète dans la recherche unique du profit et de l’autre, les baba cools écolos, qui planent à 10000, qui ne parlent que d’éthique, de responsabilité, d’avenir de l’humanité. Comme si l’une des dynamiques devait l’emporter sur l’autre dans un combat sans merci. Et c’est vrai que de chaque côté on entend souvent des discours extrêmes, moralisateurs et culpabilisateurs pour les uns (cf. certains militants écolos radicaux..), et d’arrière-garde pour les autres (cf. un certain GW. Bush ..)
Il se trouve que j’ai trouvé un endroit ou ces antagonismes apparaissent parfois totalement stériles, vides de sens, inutiles, inefficaces : la production industrielle. Quand vous allez sur une ligne de production et que vous parlez à des opérateurs, des responsables maintenance, méthodes qualité, vous constatez que tous les jours, en permanence ces personnes parlent à peu près le même langage. Certes il y a des tiraillements et des visions caricaturales entre les responsables environnement (”planqués dans leurs bureaux à faire du papier pour répondrent à des normes”.. je cite) et les responsables de production (”qui eux au moins amènent du beurre dans les épinards…” je cite aussi). Mais au dela de ces querelles inévitables, il ya un mot sur lequel tout le monde tombe d’accord : “LA CHASSE AUX GASPILLAGES”.
Gaspillage = vient de gaspilha, mot gaulois (et oui !) qui date de 1347, date à laquelle l’edit de Brunoy décrète qu’il faut cultiver les forêts de façon soutenable ! comme quoi Cocorico, le développement durable vient de France ! Là d’un seul coup je me sens fier d’être français et prêt à chanter la Marseillaise, sortir mon drapeau et pleurer en écoutant Moquet, Jaurès and co…
Depuis des années des entreprises bien connues font de la chasse au gaspi leur crédo,et sans le savoir elles impactent favorablement l’environnement . Ces entreprises chassent “les 7 gaspillages” bien connus dans toutes démarches “lean manufacturing”, ou kaizen ou d’amélioration continue. Le terme de gaspillage ne doit pas être perçu comme totalement péjoratif, c’est simplement toutes les activités qui n’apportent pas directement de valeur à un produit…
1er gaspillage : la surproduction qui génère plus de consommation de matière, qui peut générer plus de déchets, plus d’émissions, plus de risque d’utilisation de produits dangereux
2ème gaspillage : les stocks = plus d’emballage, plus de déchets liés à la détérioration possible, plus d’energie liée au l’éclairage, le chauffage ou le refroidissement de la zone de stockage
3ème gaspillage : le transport = emissions de CO2, energie, déterioration durant le transport, ..
4ème gaspillage : les mouvements = idem que le transport mais c’est pour transporter des pièces d’un endroit à un autre = plus d’espace pour stocker les en-cours, de l’energie ..
5ème gaspillage : les défauts de non qualité = utilisation inutile de matière première pour produire des produits defectueux, recyclages nécessaires, espace nécessaire pour rework ou reparation
6ème gaspillage :temps d’arrêts machines (pour changement de série, temps improductifs, pannes etc ..) plus de matière première nécessaire, plus d’energie, d’eau, de ressources consommées
7ème gaspillage : temps d’attentes (attentes de décision, contrôles et vérifications inutiles) = temps perdu pour les machines qui tournent à vide et qui consomment de l’energie et de l’electricité …
Alors, au lieu de se plaindre que “les-chinois-décidemment-polluent-beaucoup-et-que-ce-n’est vraiment-pas-juste-quelesoccidentaux aient des objectifs plus contraignants qu’eux en terme d’émissions de CO2″,
Au lieu d’attendre que des technologies miraculeuses qui nous aideront (surement, dans 10 ans…) sans efforts à économiser de l’energie et détruire par miracle les gaz à effets de serre qui sont déjà au dessus de nos têtes,
Au lieu d’invectiver en permanence les affreux capitalistes qui se battent pour créer des emplois et les entrepreneurs qui galèrent et se font traiter d’affreux patrons exploiteurs,
Au lieu de croire que l’environnement c’est mauvais pour l’économie et réciproquement, ne pourrait on pas essayer, PAR EXEMPLE, de regarder simplement la réalité telle que ces fameux 7 gaspillages dans une usine et chercher des solutions simples et concrètes sur le terrain qui répondent à la fois aux objectifs environnementaux et de performance ? Solutions, et bonnes pratiques qui existent et qui ont été mises en place localement dans de nombreux sites industriels mais qui sont insuffisamment partagées, déployées et communiquées …
Depuis le protocole de Kyoto, la plupart des Etats occidentaux manifestent un véritable engouement pour les énergies renouvelables, en affichant des objectifs et des programmes ambitieux de développement. Inépuisables par définition, l’eau, le vent, le soleil et même le bois (s’il est géré convenablement) sont devenus des solutions légitimes au pétrole trop cher et à l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Parmi toutes ces technologies nouvelles, l’éolien présente des qualités pour devenir l’une des principales ressources opérationnelles de demain, après l’hydraulique (saturée), la biomasse (bois, biogaz, biomasse des déchets ménagers) et l’énergie solaire thermique. En France, sa production a bondi de 123 % en 2006, sa capacité installée passant de 723 MW fin 2005 à 1,388 GW fin 2006.
Comparé à des pays européens comme l’Allemagne (20,6 GW) et l’Espagne (11,3 GW), l’éolien français se doit d’accélérer son déploiement pour répondre aux engagements français inscrits dans la Loi POPE (passer la consommation intérieure d’électricité d’origine renouvelable de 14% en 2005 à 21% en 2010). Une intention qui doit braver les exigences d’un droit urbain inadapté (1), un contentieux judiciaire disproportionné (2), une lenteur administrative quasi –chronique, une opinion publique partagée - syndrome du NIMBY (3) - et une nouvelle réglementation sur les ZDE particulièrement restrictive (4).
C’est d’ailleurs cette dernière mesure qui porte un mauvais coup à cette ressource. Envisagée dans la Loi POPE comme le moyen légal d’encadrer son développement, en prenant en compte les enjeux paysagers et en garantissant les conditions de son rachat par EDF (dans la ZDE), elle a aussi dénaturé son caractère didactique et fédérateur, en précipitant le petit éolien vers un naufrage inévitable.
En clair, toute nouvelle éolienne construite hors ZDE (le principe penche pour une zone par département) ne pourra bénéficier du tarif obligatoire de rachat par EDF de l’énergie produite (valable pour 15 ans), par raccordement au réseau. Depuis le 14 juillet 2007, les DRIRE ne délivrent donc plus de Certificat aux détenteurs de petites éoliennes qui auraient désiré l’installer dans leur propriété (par principe hors ZDE), la rentabiliser rapidement et profiter de « leur propre » énergie verte. Les seules solutions, bien moins intéressantes qui s’offrent à eux sont de vendre leur énergie sur le marché de gré à gré, à la coopérative Enercoop, ou encore de recourir au marché des certificats verts.
Autant pouvons-nous imaginer que la France atteindra les Giga Watts installés nécessaires, notamment avec le développement du off shore, autant nous ne pourrons certainement pas nous targuer d’un enthousiasme populaire pour cette technologie, paramètre pourtant ndispensable à la matérialisation du développement durable.
L’intérêt des énergies renouvelables passe aussi par leur niveau d’accessibilité, donnant la possibilité à chacun d’entre nous de profiter « in my backyard » des intérêts écologiques et pédagogiques de l’utilisation du vent, comme, par exemple, source d’électricité.
Il réside également dans la possibilité de faire du citoyen français un acteur à part entière du développement durable, pas uniquement en achetant équitable mais aussi en le faisant participer activement à la création de son énergie. Il pourra bien entendu le faire avec le photovoltaïque ou la géothermie, mais on peut regretter de l’avoir limité dans son élan, surtout pour un procédé traditionnel (les moulins à vent).
(1) Le Code de l’urbanisme impose une hauteur maximum de 12 mètres au-delà de laquelle tous les projets éoliens sont confrontés aux même contraintes que les autres constructions classiques, c’est-à-dire le permis de construire.
(2) L’obtention du permis de construire offre aux opposants un outil efficace, le « référé suspensif » introduit devant le juge administratif, que le citoyen parvient aisément à demander en démontrant son intérêt à agir dès lors que l’éolienne est ou peut être visible de son habitation.
(3) « Not in my backyard » , traduisez par « surtout pas près de chez moi ». Syndrome consistant à être favorable à des évolutions positives, pourvu qu’elles ne nous gênent pas personellement !
Tout oppose, en apparence, ces 2 mots. Mais, en réalité, il n’en est rien — illustration :
- Quand dans une usine provinciale, on annonce la suppression de 40 emplois (sur 200) qui partent en Chine suite à la décision unilatérale des actionnaires, est-ce de la « performance » ou est-ce du « durable » ? Eh bien ni l’un ni l’autre, c’est de la réduction de coûts, ce n’est surement pas de la performance, et encore moins de la performance durable… !
- Mais quand dans cette même usine, sur les 40 emplois, on a réussi à en sauver 20 parce-que l’on a créé une filière de recyclage/réparation des produits en fin de vie, …puis 20 autres parce qu’on a mis en place une maintenance conditionnelle qui permet de maitriser les fuites d’air comprimé et donc de générer des économies d’énergie équivalentes au salaire de ces 20 personnes…c’est de la performance durable !
Ces actions, qui peuvent paraitre « trop simples », « évidentes », pas assez « sexy », pas assez « innovantes » ou pas assez « en rupture », ont un formidable impact tant d’un point de vue humain, qu’économique et environnemental !
Et ça marche ! Ce sont des exemples vécus tous les jours par les animateurs de ce blog. Ce sont des exemples qui ne sont pas suffisamment mis en avant à notre goût, car le goût ambiant est plus au « sensationnel », au « tape à l’œil », aux « grands projets » innovants communiqués largement…
Vous ne trouverez rien de ce genre dans ce blog, mais vous trouverez une multitude d’actions et de solutions toutes simples mises en place sur le terrain dans des entreprises de toutes tailles.
Des solutions qui marchent, que tout le monde peut mettre en place avec un peu de volonté, des solutions insuffisamment déployées à notre goût…
Nous aborderons pour l’instant dans ce blog les thèmes suivant (et d’autres suivant, en fonctions des expertises qui nous rejoindront au fur et à mesure !) :
- économies d’énergie
- gestion des déchets
- supply-chain et environnement
- achat et environnement
- maintenance et environnement
- la fonction de responsable qualité sécurité et environnement