Performance Durable

août 4, 2008

Vers un tourisme durable?

Enregistré dans : Genos Conseil — gaudave @ 4:23 pm

L’activité du tourisme s’intéresse de près au développement durable et ses enjeux sont nombreux. Selon les chiffres officiels, 898 millions de personnes ont voyagé à travers le monde en 2007, 4 milliards à l’intérieur de leurs frontières et à l’horizon 2020, l’indice des voyages internationaux devrait doubler pour atteindre 1,6 milliard de touristes à l’année (1). Financièrement, les recettes de l’activité atteignent les 799 milliards de dollars en 2007 et statistiquement, il est observé que les régions à forte intensité touristique présentent généralement des taux de chômage plus faibles (2). Enfin, pour terminer ce rapide panorama du secteur et de ses impacts, il est intéressant de noter qu’en Europe, les séjours de longue durée (4 nuitées ou plus) avec voyage en avion ont augmenté de 33% au cours des dix dernières années (soit un voyage de longue durée sur quatre est effectué par ce mode de transport) (2).

Une tendance forte qui témoigne autant d’impacts sur les équilibres environnementaux, sociaux et sociétaux d’un point de vue local mais aussi global. Une réalité qui sensibilise de plus en plus les voyageurs, même si ils souhaitent plus d’explication et de transparence sur les efforts à réaliser. En France par exemple, selon un récent sondage (3), 87% des personnes interrogées sont intéressés par le tourisme durable mais 78% se déclarent mal informées et seules 7% d’entre elles le pratiquent actuellement. Et parmi les seuls chiffres actuellement disponibles, l’écotourisme connaît une progression de 20% par an dans le monde (4). Preuve de cette tendance, le guide du routard vient de publier une version de son catalogue au tourisme durable. Autre éditeur de guides à destination du grand public, Lonely Planet a mis sur le marché en 2007 un ouvrage de même style appelé Itinéraires responsables, quelques pistes pour un autre voyage, en proposant sur son site internet (5) la charte éthique du voyageur réalisée par le voyagiste Atalante (6).

Adaptation de l’offre à la demande, expression d’une réelle conviction ou réponse aux objectifs gouvernementaux de lutte contre le réchauffement climatique et le déséquilibre Nord/Sud, les acteurs du secteur se doivent d’agir dans le sens d’un tourisme plus durable pour dépasser les micro-initiatives et toucher le périmètre élargi du tourisme de masse, aujourd’hui remis en cause. L’objectif est donc d’appliquer les principes du développement durable, en s’inspirant de l’impulsion donnée par l’Organisation Mondial du Tourisme (OMT) il y à 20 ans, à travers des chartes d’engagement et un code mondial du tourisme durable qui n’avait pas trouvé d’écho en son temps, repris en 1998 par l’acteur européen sans plus de succès (charte européenne du tourisme durable). La première réponse apportée par les leaders de l’industrie fut apportée en 2006, lors d’une réunion internationale organisée à Davos, formalisée par la déclaration Tourisme et changement climatique, réponses aux enjeux globaux. Un sommet qui s’était principalement focalisé sur les questions environnementales du secteur en proposant de promouvoir des destinations neutres en CO2, ainsi que de développer des outils Internet facilitant l’identification de produits et de services plus responsables.

Les enjeux du tourisme durable

Les enjeux du tourisme durable sont ceux du développement durable, à savoir concilier développement économique, approche sociale et respect de l’environnement.

Les enjeux environnementaux sont principalement analysés autour de leurs impacts globaux et locaux. D’un point de vue global, l’activité du tourisme a une conséquence significative sur le dérèglement climatique puisque la majorité des transports s’effectue par les modes les plus émetteurs de gaz à effet de serre rapportés au km parcouru par passager, à savoir la voiture et l’avion. Ce dernier représente entre 2 et 5% des émissions mondiales de GES selon les estimations, mais compte pour 40% des émissions du seul secteur touristique. D’un point de vue local, alors que la richesse environnementale est la principale ressource attractive de nombreuses régions du monde, il s’avère que l’empreinte environnementale des touristes dépasse largement celle des populations locales. La consommation d’eau, d’énergie, la production de déchets sont autant de dangers à échelle plus ou moins grande sur la biodiversité que le site est particulièrement fragile. L’exemple espagnol des iles Baléares est représentatif d’un développement aux conséquences environnementales désastreuses qui conduisent finalement à un essoufflement de l’activité touristique (7).

Les enjeux sociaux portent principalement autour de la question des droits de l’homme, du travail des enfants et du tourisme sexuel. En 2004, un enfant sur sept dans le monde travaille et 22% d’entre eux le font dans le secteur des services. Il s’agit pour les familles d’une opportunité de salaire supplémentaire auprès d’un public solvable (les touristes) dans un contexte de pauvreté extrême. Mais cette réalité va à l’encontre des traités internationaux sur les droits des enfants qui prennent en compte leurs besoins essentiels pour un développement physique et psychologique acceptable. Un constat qui prend une envergure encore plus dramatique quand il s’agit d’aborder le cas de leur exploitation sexuelle, qui ne se limite pas aux seuls mineurs. Dans le monde, 10% des touristes voyagent avec comme motivation première le tourisme sexuel (8).

Enfin les enjeux économiques ou sociétaux reposent sur les capacités du tourisme à protéger et promouvoir les patrimoines culturels, valoriser les filières locales et ainsi réduire les inégalités entre les pays du Nord et ceux du Sud. Des objectifs qui reposent sur deux tendances fortes. D’une part, l’influence du mode de vie des visiteurs, basée sur une culture occidentale, ne permet pas de répondre aux inégalités tant le niveau de pouvoir d’achat est disproportionné et l’impact sur une zone déterminée peut créer des distorsions avec le reste de la population locale plus en retrait. D’autre part, la répartition actuelle des retombées économiques de cette activité ne profite pas aux économies locales mais se font en faveur des pays du Nord, lieu d’origine des touristes. Ce constat ne permet pas aux acteurs locaux de développer leur activité tout en investissant dans la préservation de leur environnement et leur patrimoine culturel. Ceci est particulièrement vrai avec le tourisme de masse, très organisé, véritable industrie du loisir qui ne favorise pas les conditions d’un échange équitable entre les visiteurs et leurs hôtes (9).

Le voyage n’est donc plus uniquement synonyme d’évasion, il nous amène aussi à une réalité plus difficile : l’économie du tourisme fragilise notre monde et les premiers touchés sont ceux que l’on décide de rencontrer.

C’est sur ce constat que les acteurs du secteur commencent à se mobiliser et selon leur taille, leurs convictions ou le marché sur lequel ils évoluent, ils agissent sur le terrain en favorisant une certaine déclinaison du terme tourisme durable. Une orientation qui pourrait s’interpréter comme une volonté de se distinguer les uns des autres devant des enjeux reconnus aujourd’hui comme indissociables, ou la traduction implicite d’une difficulté de tous les concilier en même temps. On retrouve ainsi le tourisme solidaire ou équitable dont le but, outre une juste rétribution des prestataires, est de reverser une partie des bénéfices de l’activité touristique dans des projets de développement au bénéfice des populations locales. L’écotourisme, davantage tourné vers la protection de l’environnement et la mise en valeur de la biodiversité. L’éco-volontariat qui désigne des missions dont le but est de soutenir des actions de recherche et de protection directement sur le terrain, en présence des professionnels (10). Enfin, le tourisme social qui promeut un tourisme pour tous avec une attention particulière portée sur les catégories de populations aux revenus modestes, en particulier les jeunes, les retraités et les personnes à mobilité réduite. Une autre manière de promouvoir des principes d’égalité et de fraternité en ouvrant le spectre du tourisme durable aux occidentaux qui ne peuvent pas partir, tout en s’intéressant aux enjeux que nous venons de développer.

Autant d’enjeux qu’il y à d’acteurs et de définitions du tourisme durable. Pourtant le challenge qui nous est offert aujourd’hui sera d’apporter des solutions globales à ces trois sphères de compétences.

Les acteurs du tourisme et leurs offres

Les pouvoirs publics

Le premier acteur de cette activité reste le pouvoir public, qu’il ait des compétences à l’échelle internationale, nationale ou territoriale et ceci dans sa volonté de dynamiser son économie, son territoire ou encore d’impliquer l’ensemble de ses concitoyens dans l’effort collectif du développement durable.

Sur la scène mondiale, nous pouvons reprendre l’exemple de l’OMT ou de l’Union Européenne, précédemment citées, qui s’efforcent de reprendre les orientations politiques exprimées dans les différents traités en matière de changement climatique ou d’objectifs du millénaire pour le développement et de les décliner dans l’activité touristique. L’UNICEF est quant à lui plus orienté vers la sensibilisation des populations locales à la problématique du tourisme sexuel et de l’exploitation des enfants sous toutes ses formes. Pour sa part, le PNUE a mis en place une campagne internationale de sensibilisation à destination des voyageurs, le Green Passport. Ce programme, inscrit dans le cadre du processus onusien de Marrakech pour une consommation et une production durables, lancé lors du Sommet de Johannesburg, est destiné à informer le grand public sur les bonnes pratiques à adopter pour préparer un voyage à l’étranger (connaissances notamment du pays, de la culture et de son environnement), à travers un site internet interactif (version française www.unep.fr/greenpassport/).

Du côté des nations, il est intéressant de regarder le cas du Costa Rica qui au travers d’une forte culture sociale, environnementale et d’une exceptionnelle biodiversité, a fait le choix du tourisme pour réduire sa dépendance économique aux cultures de café ou de bananes. Ce pays a décidé de stopper la déforestation et protéger un quart de son territoire sous le statut de parc national. Une politique qui a encore besoin de temps pour se décliner à tous les échelons de la société mais qui bénéficie notamment de l’aide de nombreuses ONG et d’une forte conscience nationale pour les vertus de la nature (11).

Enfin, à l’échelle d’un territoire, nous pouvons citer les exemples français de la région bretonne et des stations françaises de montagnes. Tout d’abord, la Bretagne est la première région en France à se doter en 2007 d’une Charte de gestion intégrée de la zone côtière (12) en intégrant toutes les activités qui ont un impact : la pêche, la construction navale et le tourisme. Ensuite, l’Association nationale des maires de stations de montagnes – Ski France a présenté fin 2007 sa Charte nationale en faveur du développement durable dans les stations de montagne (13) qui s’articule autour des questions de maîtrise de l’énergie, de lutte contre le réchauffement climatique, d’aménagement et d’urbanisme durable et de consommations éco-responsables.

Les associations

Un deuxième acteur, dans la réalisation sur le terrain d’actions concrètes et prometteuses, est l’ensemble des structures associatives indépendantes et pour beaucoup réunies sous l’égide de réseaux. Ces acteurs de petites tailles et au chiffre d’affaire modeste, proposent des voyages plus proches des populations locales et de la nature en encadrant des petits groupes à travers des offres à la carte. Le caractère associatif apporte aux consommateurs une plus grande garantie dans le caractère éthique des activités proposées. Ces entités de taille humaine recherchent à répondre à l’ensemble des enjeux du tourisme durable en privilégiant le sociétal et le social, tout en considérant que l’environnemental est une condition indispensable au respect des populations visitées.

A titre d’exemple, nous pouvons citer l’Association pour le tourisme Equitable et Solidaire (14) qui fédère une vingtaine d’associations. Ses membres proposent plusieurs formules comme des circuits itinérants accompagnés généralement par un guide local ou des séjours dans des campements au cœur de villages africains, asiatiques ou amérindiens. Ils cherchent à faire découvrir une région et le mode de vie de ses habitants à des touristes occidentaux afin de rencontrer et d’échanger avec les populations, voire avec des associations locales, en versant notamment un pourcentage du prix du voyage (entre 3 et 6% selon les structures) pour financer des projets de développement au bénéfice des communautés d’accueil (15). Un autre exemple, l’association Echoway (16) qui par l’intermédiaire de son site internet s’attèle à sensibiliser les voyageurs au tourisme durable et de les informer sur les structures d’accueil solidaires et écologiques à travers le monde. Ou le site voyagespourlaplanete.com qui propose des solutions de voyages écotouristiques et/ou solidaires avec une charte destinée aux voyageurs.

Les agences de voyages

Nous retrouvons aussi sur cet échiquier, des agences de voyages aux dimensions encore modestes mais en pleine croissance, qui développent une offre de séjours thématiques appuyée sur une expertise approfondie, à destination de petits groupes en transmettant un message éthique et engagé. Ces entités ont aussi pour la plupart la taille et la faculté de travailler sur les trois enjeux du développement durable, même si ils communiquer souvent que sur un seul. Parmi les exemples sur le marché, nous pouvons citer l’agence Allibert Montagnes et Déserts (17) qui organise des voyages à pied sur les cinq continents depuis plus de 30 ans pour des petits groupes de 4 à 15 personnes avec des actions solidaires comme le nettoyage des lieux visités. L’agence Escursia (18), créée en 2003 et spécialisée dans le tourisme scientifique qui propose des voyages accompagnés par des experts. L’agence Saïga (19) créée en 1996 et centrée autour de l’observation de la nature, en cherchant à sensibiliser ses clients à la nécessité de respecter l’environnement et de participer au bien être des populations locales. Et l’agence Voyager autrement (20) qui propose des voyages en alternant des visites de sites touristiques et des rencontres avec ceux qui œuvrent pour le développement du pays. Ces organismes sont souvent nombreux à se réunir en réseau, afin de réaliser des démarches communes comme la communication auprès du grand public ou la certification de leurs actions. Par exemple, l’Association Agir pour un tourisme responsable (21) est un réseau d’opérateurs du tourisme qui déclinent le respect et la qualité dans l’exercice de leur profession. Depuis mars 2007, il propose officiellement à ses membres un label ATR : Tourisme Responsable qui concrétise dans une procédure de certification reconnue par l’AFAQ/AFNOR leurs principes et valeurs de travail et garantie aux voyageurs une marque de qualité.

Les hôtels ou lieux d’hébergement

Autre acteur de ce secteur, les hôtels ou les lieux d’hébergement qui travaillent principalement à réduire leur empreinte écologique en aménageant des infrastructures respectueuses de l’environnement. Actuellement l’offre sur le marché se distingue selon la taille de ses opérateurs. Pour les sites à faible capacité, nous pouvons trouver de nombreuses adresses en France de camping, de gites ou d’hôtels qui ont décidé de réduire leur dépendance aux énergies fossiles et donc leur émissions de gaz à effet de serre, de maximiser la gestion de leurs déchets, de privilégier les matériaux locaux dans la construction ou la rénovation de leur établissement ou encore de proposer à leurs clients des produits de restauration biologiques, de saison et de production locale. Ces infrastructures peuvent aussi s’appelées Ecolodges en référence aux hébergements intégrés dans un espace naturel protégé en Amérique Latine ou encore Afrique et destinés à l’origine à une clientèle à fort pouvoir d’achat, urbaine, en quête de dépaysement et d’achat citoyen. Pour avoir une liste, non exhaustive, de ces adresses françaises, les guides précédemment cités constituent une bonne source de renseignements, ou encore des sites internet comme Echoway, précédemment cité. A l’international, les exemples sont nombreux et une recherche par mots clés sur internet suffit à trouver les offres disponibles.

Pour les sites à plus grande capacité et les chaînes d’hôtels, les exemples sont de plus en plus nombreux et les raisons de tels investissements sont compréhensives du point de vue de la multiplication de la demande du marché et des économies potentielles d’une gestion responsable de ces établissements de grande taille. Nous pouvons citer la chaîne d’hôtels Best Western qui a lancé le projet Ecolabel européen en 2007 dans le but d’intégrer des solutions techniques et de management environnementale selon le cahier des charges de cette norme européenne (22) ainsi que d’apporter une garantie de haute performance à ses clients en déployant cette initiative au sein du réseau et certifier 15% des hôtels d’ici 2020. Le groupe Accor s’est impliqué dans la réduction des consommations en eau et en énergie de ses hôtels, le tri de ses déchets, en projetant d’atteindre 200 établissements équipés en panneaux solaires dès 2010. De plus, le groupe s’est engagé ouvertement en faveur de la lutte contre le tourisme sexuel impliquant les enfants et à mener des actions contre les grandes épidémies. Des actions qu’il réalise en partenariat avec des organismes spécialisés comme le WWF, la Croix Rouge Française ou l’association Plan (23). Les Hôtels Ibis sont certifiés ISO 14001 (24). Le Club Méditerranée s’est aussi lancé dans le tourisme durable à vocation écologique et sensiblement solidaire avec le développement de partenariats. Il a notamment créé le premier village club La Plantation d’Albion qui tente de concilier un certain luxe avec la protection de l’environnement à l’île Maurice. De plus, soutien des actions de solidarité par l’intermédiaire de sa fondation créée en 1974 et va lancer un programme pour sensibiliser les enfants au respect de l’environnement dans les hôtels club. Le groupe Hilton puisse aussi dans l’implication personnelle de son président directeur général qui a relancé il y à quinze ans le développement de sa structure en misant sur les mesures à vocation environnementale. Des réunions de Green Teams sont organisées régulièrement pour poursuivre ses efforts et l’étendre à l’ensemble du réseau. Enfin, le cas de la chaîne Scandic Hotels est très intéressant à plus d’un titre. D’abord parce ce groupe a mis en place les mesures les plus abouties sur le plan environnemental en allant au-delà de la gestion quotidienne des flux et en utilisant exclusivement des produits d’entretien biologiques, en proposant à leurs clients des petites déjeuners bio, en les sensibilisant aux éco-gestes et en rénovant le bâti avec des matériaux naturels. D’autre part, le groupe est le plus transparent sur ses meilleures pratiques et les économies réalisées. Toutes les informations sont accessibles facilement sur son site internet (25).

Mais les initiatives françaises restent encore éparses dans les rangs des hôtels qui constituent le plus gros du parc. Récemment l’Union des métiers et des Industries de l’Hôtellerie a proposé à ses 80.000 membres suite au Grenelle de l’environnement, une charte des quinze réflexes durables établie en partenariat avec l’Ademe (26). Une initiative intéressante qui présente pourtant peu d’ambition au regard de la simplicité des actes proposés et de la taille des enjeux du secteur. Par comparaison, le groupe Accor présentait dès 1998 à ses salariés une Charte environnementale des quinze gestes éco-responsables qui fût revue en 2005 pour comptabiliser soixante cinq attitudes. Même si les marges de manœuvres ne sont pas les mêmes pour ces deux types d’acteurs, il est pourtant possible de puiser dans l’expérience des autres pour évoluer et ainsi s’adapter aux avancées du marché. Enfin, le label Hotelcert (27) créé en 2001 est un dispositif national de certification en partenariat avec l’AFAQ AFNOR dans l’hôtellerie orienté principalement sur la qualité d’un standard de services offert aux clients. Sans aucune mention faite aux exigences sociales ou environnementales.

Les Tours opérateurs

Récemment présents sur ce nouveau marché du tourisme durable, les tours opérateurs à échelle nationale ou internationale se doivent de concilier les différents enjeux du secteur avec le phénomène de masse qu’ils entrainent. Une réflexion intéressante qu’ils mènent dans la définition de leur activité en proposant des formules grand public à une demande élargie. Deux champs d’actions s’offrent à eux. Soit ils décident de décliner en interne des prestations durables en travaillant sur la qualité de services spécifiques, comme Nouvelles Frontières Trekking (28) qui propose des séjours à l’image des agences de voyages spécialisées et détaillées plus haut, en s’appuyant sur leurs réseaux comme l’association Agir pour un tourisme responsable. Soit ils établissent des partenariats avec des prestataires voyagistes, hôteliers ou transporteurs, de taille plus ou moins grande dont l’expertise et le cœur de métier garantissent un service de qualité. C’est le parti pris par exemple de voyages-sncf.com qui propose à ses clients des randonnées au cœur de la vie sauvage, des séjours dans des Ecolodges, la découverte de la biodiversité ou de sites insolites classés au patrimoine de l’Unesco (29). De plus, cette agence en ligne présente l’outil Ecocomparateur afin d’informer les voyageurs sur l’écart de prix, de durée de voyage et d’empreinte écologique des moyens de transport choisis. Elle propose aussi la compensation carbone à ses clients en investissement dans des projets de développement propre dans les pays en développement, par l’intermédiaire notamment de l’organisme Action Carbone (30) soutenu par Yann Arthus Bertrand. Enfin, elle organise chaque année les Trophées du Tourisme Responsable (31) qui mettent en lumière les plus belles initiatives en montrant qu’il est possible de voyager autrement, dans le respect de l’Homme et de l’environnement.

Les transporteurs

Les transporteurs ne sont pas en reste de ce point de vue et l’impact de leur activité sur le secteur du tourisme leur demande d’investir dans des programmes d’investissement autour des nouvelles technologies de l’énergie et de présenter sur le marché des offres plus « vertes » à la destination du grand public et des Tours opérateurs. C’est le cas, par exemple d’Air France qui s’est inscrit dans une campagne de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre et des nuisances sonores de ses avions. Le groupe propose aussi à ses clients de compenser leurs émissions dans des actions de développement propre avec l’organisme Action Carbone. De plus, en interne, la compagnie travaille sur la réduction des déchets et de la consommation énergétique (32). Virgin Atlantic du britannique Richard Branson vient de réaliser un vol-test sur un Boeing 747 sans passagers, alimenté de 20% de biocarburant sur le trajet Londres – Amsterdam (33). En plus de cette initiative qui sera amenée à se développer, la compagnie à décider de modifier les procédures de vol pour moins consommer de carburant et de reverser l’intégralité de ses profits des dix prochaines années pour chercher des solutions dans la lutte contre le changement climatique (34). Un autre exemple avec le développement de moyens de transport alternatif, comme l’entreprise MWLine leader européen dans la construction de bateaux solaires de 4 à 200 places (35) ou encore ceux conçus par le fabricant allemand Kopf Solardesign (36).

(1) Chiffres obtenus auprès de l’Organisation Mondiale du Tourisme -http://www.unwto.org/index_f.php

(2) Les récentes évolutions du tourisme sont-elles compatibles avec le développement durable ?, Christophe Demunter, Statistiques en Bref – Eurostat 2008

(3) Etude TNS Sofres, Voyages-Sncf.com et Routard.com réalisée en mars 2008 – http://www.tns-sofres.com/etudes/sesame/280408_tourismeresponsable.htm

(4) Tourisme responsable, comment choisir ? Véronique Smée, www.novethic.fr, 2007

(5) www.lonelyplanet.fr

(6) www.atalante.fr

(7) Le tourisme peut-il concilier les développements économique, social et environnemental ?, Thomas Sanchez, www.novethic.fr, 2006

(8) Travail des enfants et tourisme sexuel, Thomas Sanchez, www.novethic.fr, 2006

(9) Comment préserver les communautés locales, Thomas Sanchez, www.novethic.fr, 2006

(10) Itinéraires responsables, quelques pistes pour un autre voyage, Lonely Planet 2006

(11) Costa Rica, pionnier de l’écotourisme, Hélène Huteau, www.novethic.fr, 2006

(12) http://www.region-bretagne.fr/CRB/Public/toute_lactualite/espace_cotiers__la_12101654667900/view

(13) http://www.anmsm.fr/docs/charteenvironnement.pdf

(14) www.tourismesolidaire.org

(15) Tourisme durable, le guide du routard, 2008

(16) www.echoway.org

(17) www.allibert-trekking.com

(18) www.escursia.fr

(19) www.saiga-voyage-nature.fr

(20) www.voyagerautrement.com

(21) www.tourisme-responsable.org

(22) www.eco-label.com/french/

(23) www.accor.com/fr/groupe/dev_durable/partenaires.asp

(24) www.ibishotel.com/fr/discovering-ibis-hotel/eco-friendly-hotels/index.shtml

(25) www.scandic-hotels.com

(26) www.umih.fr/dossier-actu.php?id=174&idTheme=5

(27) www.hotelcert.org/Hotelcert/portail.nsf?Open

(28) www.nouvelles-frontieres.fr/randonnee_trekking/

(29) www.voyages-sncf.com (encart Tourisme responsable)

(30) www.actioncarbone.org

(31) www.tropheesdutourismeresponsable.com

(32) http://developpement-durable.airfrance.com/FR/fr/local/accueil/accueil.htm

(33) www.boeing.fr/ViewContent.do?id=34404&Year=2008

(34) www.virgin-atlantic.com

(35) www.mwline.ch

(36) www.kopf-solarschiff.de
 

juin 14, 2008

Sustainable tourism

Enregistré dans : Genos Conseil, Tourisme Responsable — gaudave @ 5:26 pm

1.    Stakes

 

·        Tourism data :

 

Years

Arrival number of tourism (in million)

1950

25

1970

165

2007

898

2020

1500

           

According to the Organization worldwide of tourism, the area spends and invest 550 billions a year, has created 200 millions of jobs (1st industry of the planet) and is going to show an annual growth of 4 % for next 10 years.

 

·        6 mains goals :

 

-        Struggle against climatic change 

-        Protect biodiversity and any fragile circles

-        Struggle against infringements of human rights / rights of-circles 

-        Promote local courses of study

-        Protect and promote cultural heritages

-        Reduce inequality, social tensions and eradicate misery by a more sharing out of the benefits of the industry of tourism

 

2.    Main Actors of sustainable tourism

 

·        associations and associative networks

Actors of small sizes and in the figure of modest affair

Offer trips closer to local populations and to nature. Supervise small groups and make offer à la carte

Associative character brings to the consumers a bigger guarantee in the ethical character of offered activities

 

Ex :   l’Association du tourisme équitable et solidaire (ATES) : which federates about twenty French associations which offer equitable and united trips abroad (www.tourismesolidaire.org).

         Cap France – label « Chouette Nature » : regroup a network importing associative tourism and numerous villages vacation. He offers a broad offer of thematic stays in most cases for families with children (www.capfrance-vacances.com / www.chouettenature.com)

         Ethic étapes : an association which federates 43 structures of accommodation of comparatively important size (between 70 and 600 rooms), called « international Centre of stay ».

 

·        Travel agencies

local and specialized Structures, in medium size which give specific and quality services.

 

Ex :   Allibert : the agence Allibert Montagnes et Déserts organizes trips on foot on the five continents for more than 30 years for small groups 4 - 15 persons with united actions as the cleaning of visited places (about 30000 customers in year)– www.allibert-trekking.com

         Escursia : created in 2003, this agency is specialized in scientific tourism and offers trips in small groups accompanied by experts (www.escursia.fr)

         Saïga : created in 1996, this agency centered its offer on the observation of nature, by trying to sensitize his customers in the necessity to respect environment and to participate in the good to be local populations (www.saiga-voyage-nature.fr)

Voyager autrement : he agency offers trips in small groups which aim at alternating visits of the tourist sites and meetings with those who work at the development of the country (www.voyagerautrement.com)

Voyages pour la Planète : an online guide who offers a vast palette of accommodations and stay environmental and united worldwide. All operators are chosen for their commitments. The internauts are put in touch live broadcasting with the tour operators or hotels to finalize reservation (www.voyagespourlaplanete.com)

 

·        Bigger actors of the tourism area

The big actors of tourism are for the time being restricted to work on the environmental aspect of responsible tourism and particularly on the equipment of facilities and the sensitization of the personnel.

Three  interesting operations :

-       Club Méditerranée be going to offer practice of sensitization for the children in Hotels Club

-       Voyages-sncf.com who offers interesting stays with partners (of associations or of specialized travel agencies)

-       Thomas Cook accomplish partnerships with ONG of humanitarian and have write a charter for its personnel and its customers

 

Ex :   Air France : programs of compensation of the programs of CO2 in partnership with the association Good Planet (Yann Arthus Bertrand)+ Inside, programs of reduction of waste and energy consumption.

        

Accor : programs of reduction of consumption in water, in energy of its hotels (programs 200 hotels equipped with solar panels from 2010) and sorting of waste. The group is also hired in favour of the conflict against sexual tourism and big epidemics.

         Club Méditerranée : first village club La Plantation d’Albion in the island Maurice with different equipment intended to restrict his impact on environment. 

Hilton : programs of reduction of consumption of energy of its hotels, across the investment in equipment and the sensitization of its personnel.

         Nouvelles Frontières : program of management of energy, water and waste (hôtels Paladien), haughtiness head office and in agences haughtiness + next program to sensitize the children in the respect for environment in hotels club.     

Scandic Hotels

         Virgin Atantic : test of use of agro-combustible for its planes, modification of the procedures of theft to consume less and transfer the entirety of its benefits of next ten years to search resolutions in the conflict against climatic warming

         Voyages-sncf.com : the online agency offers to his visitors to calculate the programs of CO2 of their trips to compare them and to compensate for them by actions accomplished in partnership with Action Carbon (good Planet). It organizes Trophies of Responsible Tourism which highlight nice initiatives and show that it is possible to travel in another way. Finally, she invites the French consumers to discover a range of responsible trips with hired partners and specialists.

Thomas Cook : operation in September 2003, 2 euro on any online bought fixed rates or in one of the agencies been poured in the humanitarian association Care. Installation of an ethical charter within the firm (sensitization of the personnel in sustainable tourism and sensitization of the customers)

 

·        Associations of sensitization

Actors who sensitize the passengers and professionals of tourism, actors of lobbying and information.

        

Ex :   Association française d’écotourisme

Comité 21 lead a working group which contributes to help the Groupe de travail international sur le développement du tourisme durable (GTIDTD) thrown by the French ministry of ecology (Meeddat) + publication of a methodological guide.

 

 

Echoway : inform and sensitize significant by recommending him on his site responsible structures of reception – hotels / campsite (www.echoway.org)

The International Ecotourism Society (TIES) : having created in 1990, this association is the biggest, it regroups 800 members on 80 countries and tries to influence all actors of tourism to insert the principles of eco-tourism (www.tourismfordevelopment.com)

 

·        Associations of carbone compensation

 

Ex :   Action Carbone (association Good Planet)

         Tourism for Development = is a quality-label but also organize actions of development with the financing of donations of partners

         CO2 Solidaire = actions offered to the individuals and to firms to compensate deliberately their programs of GES relating to their displacements.

 

·        Tourism Quality Labels

Quality-labels used by the actors of tourism to give proof of their commitment and communicate to their customers

 

Ex :   Ecolabel : European quality-label which concerns products but also hotels and campings, by guaranteeing that these structures respect environment.

         La clef verte : other quality-label of environmental management for the tourist accommodations issued Foundation for education in environment since 1998 in France, even so less overdemanding than the ecoquality-label (www.laclefverte.org)

         Green Globe : international quality-label developed initially in Australia and gift in most cases in Peaceful Asia and Latin America. It rewards hotels for their environmental and social management (www.greenglobe.org)

         Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) : quality-label created by tour operators specialized in tourism of adventure in partnership with the French State and according to the procedures of the AFNOR. (www.tourisme-responsable.org)

         Tourisme et Handicap : created by the French State, this quality-label allows to identify the places of vacation, free time or culture approachable to the handicapées persons.

 

 

 

 

 

 

3.    Initiatives

 

·         A part of the price of stay is directly transferred to funds of development serving for financing plans of collective interest within populations (ex: trainings in the jobs of tourism, financing of building of schools or participation in cultural radiance by the organization of festivals.

 

·         Meeting with the local associations (sensitization) and organisation of which working workshops to bring an assistant punctual.

 

·         Environmental Management of accommodations (building and renovation) = insulation, renewable energy sources, management of waste, choice of eco-conceived products, composting of organic waste, recovery of pluvial waters and treatment of wastewater, use of local materials, promotion of traditional habitats.

 

·         Information and sensitization of the customers in eco-gestures on the place of vacation = eco-charter of the passenger (www.voyagepourlaplanete.com) on the basis of principle that a well-informed passenger can easily change his habits and so reduce the impacts of his trip.

 

·         Involvement of the local populations in development

>        Assure decent working conditions the local personnels

>        prefer local direct jobs and participate in the training of personnels 

>        Promote local cultures (restoration offering exit of equitable trade of the local food and/or biological food and/or existent feeding of equitable trade

 

4.    Tendencies

·         more and more strong Request of the consumers for this type of trips, which shows that it is not a market of alcove but outright an ineluctable evolution of the whole tourist area.

Figures (opinion polls acted in march 2008 for Voyages-sncf.con and routard.com):

-       9 Passengers on 10 are interested by the concept of responsible tourism, (87 % against 72 % in 2007) in most cases owing to the respect for nature and for local development according to 72 % of polling.

-       more half of the French passengers thinks that it is not about a trip dearer to level of identical benefits but 44 % of them still think that it is still about a trip in rudimentary comfort.

-       78 % of the French passengers declare themselves badly informed, against 84 % in 2007. They would like to be inform bt television (68 %), press (60 %) and net (51 %)

7 % have practice Responsible Tourism against 2 % in 2007. However, they always want so much to play it (72 % in 2008, against 68 % in 2007) and 65 % of the French passengers stay as in 2007, ready to compensate their programs of CO2.

 

+ need of the consumers to differentiate the concrete offer of simple commercial actions. They ask the actors of tourism to get involved and to provide concrete guarantees.

 

·    Multiplication of quality-labels, even so still badly known

juin 2, 2008

Bibbliographie sur les appros

Enregistré dans : Supply-Chain, Genos Conseil — gaudave @ 10:38 am

Pour répondre à une de mes élèves en formation supply-chain et en faire bénéficier le plus grand nombre, voici le début d’une bibliographie sur le thème de la gestion des approvisionnements :

  • politique d’achat et gestion des approvisionnements de olivier bruel edition Dunod
  • “fundamentals of logistics management” de douglas mlabert edition mc graw hill
  • « Gestion de la chaîne logistique » écrit par Daniel Fromentin

Et vous quelles sont vos sources ?

mai 22, 2008

Réduire les émissions de CO2 en Poitou-Charentes

Enregistré dans : Bâtiments, Genos Conseil, photovoltaïque, villes — gaudave @ 6:32 am

Réduire les émissions de CO2 en Poitou-Charentes

Dans un objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de développer les énergies renouvelables (éolien, solaire et bois), la région Poitou-Charentes vient de valider son plan photovoltaïque régional. (Lire la suite…)

mai 10, 2008

les gaspillages dans les bureaux

Enregistré dans : Performance Durable, Genos Conseil — gaudave @ 8:26 pm

En référence à un article que j’avais écrit là,

un article interessant sur les gaspillages dans les bureaux, ici

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