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mai 5th, 2010

Les bénéfices d’une démarche “Supply-Chain Durable”

La démarche supply-chain durable est un moyen d’analyser les processus d’une entreprise sous un angle de vue inédit. De ce fait, c’est une opportunité nouvelle pour trouver des gisements de réduction des coûts, d’amélioration de l’image de l’entreprise, et pour innover. Bien menée, une telle démarche est un simple outil de lutte contre la crise. Elle n’est pour l’instant pas coûteuse et devrait être largement déployée gratuitement auprès de l’ensemble des TPE et PME Françaises. Pour l’instant, mais encore subventionnée à 50% par l’ADEME (pour la réalisation de la mesure du Bilan Carbone de la supply-chain par exemple) .Attention néanmoins, suite au Grenelle 2 qui rendra obligatoire la production d’un Bilan Carbone pour les entreprises de plus de 500 salariés, les administrations de plus de 250 agents, les collectivités regroupant plus de 50000 habitants devront publier leurs émissions de CO2 et rendre public tous les 3 ans l’exercice. A partir du moment ou cette obligation sera en place, à priori 2012 au plus tard, il y a de fortes chances que la subvention de l’ADEME soit retirée.

Premier Bénéfice, l’amélioration de l’image externe de l’entreprise

Réaliser un Bilan Carbone de la supply-chain, le publier, le communiquer est un premier pas vers plus de transparence, de responsabilité. Le communiquer en interne est une source de motivation pour les employés qui sont en général sensibilisés par les médias aux risques climatiques et sont parfois (cela dépend de la culture d’entreprise) fiers de travailler pour une entreprise qui essaye sincèrement de s’améliorer dans ce domaine.

Les clients, les parties prenantes sont en général très favorables à ce type de démarche à condition que cela soit réalisé dans la transparence et dans une conscience de la responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de ses employés, fournisseurs, sous-traitants, et de sa communauté territorial. Pour être perçue comme réellement positive, il doit y avoir une réelle cohérence entre les actes quotidiens, en particuliers ceux des dirigeants mais aussi des commerciaux, des acheteurs, et ce qui est écrit dans le rapport RSE. Sans cette cohérence, les risques sont grands de transformer un à priori positif en perception négative par les parties prenantes qui voient immédiatement le décalage permanent entre le discours et les actes. Le risque va même jusqu’à être dénoncé par des associations environnementales (greenwashing), qui sont de mieux en mieux organisées pour dénoncer les entreprises malhonnêtes.De plus, suite au Grenelle 2, il devrait y avoir un encadrement plus stricte du Greenwashing : le projet de loi accordera la légimité des ONG à instruire en justice. Elles pourront se porter partie civile et dénoncer des pratiques commerciales trompeuses ou de nature à induire en erreur sur le sujet de l’environnement.

Exemples : Quel fournisseur de la grande distribution n’a pas vécu un tel hiatus quand il se fait « humilier » en réunion avec un acheteur alors, qu’à l’accueil, sont affichés de beaux discours ?  Quel employé ne s’est pas senti méprisé quand on le surveille pour ses frais kilométriques lorsqu’il voit ses patrons abuser de sa voiture de fonction pour partir en week-end?

Sur le plan des éco-comportements, voici quelques résultats chez nos clients dans les entreprises de service. Beaucoup reste à faire :

Second Bénéfice, l’aspect économique :

La maitrise des dépenses énergétiques au travers d’une meilleure connaissance des dépendances de l’entreprise vis-à-vis des énergies fossiles (Gaz, Pétrole..). Il est possible, à l’issue d’un diagnostic supply-chain durable de simuler l’impact de la hausse des prix de l’énergie (hausse qui est inexorable, du fait du “Peak Oil”, indépendamment des reculades du Grenelle sur la Contribution Climat Énergie ou “taxe carbone” et sur le “report” (jusque quand ?) de la taxe poids lourd qui prévoyait une éco-redevance pour les poids lourds sur le réseau routier non concédé)  sur les différents éléments de coûts (transport, chauffage, éclairage..). Cette simulation est une excellente aide à la décision qui aboutit parfois à la mise en œuvre d’axes d’améliorations totalement contradictoires avec les schémas traditionnels des entreprises classiques.A noter cependant : avant la fin de l’année 2010, le gouvernement présentera au Parlement un rapport sur les conséquences économique et sociales du pic de production de pétrole, ainsi que sur les mesures appropriées pour y faire face, notamment la possibilité de mettre en place un système d’allocation de quotas équitable des carburant hydrocarbonés entre les différentes activités.

Par exemple, plus de 10% des entreprises multinationales envisagent aujourd’hui de relocaliser leur industrie du fait du coût croissant prévisionnel en termes de logistique. 45% des entreprises qui possèdent un entrepôt recherchent des solutions de mutualisation de leurs activités. 70% pensent redéfinir leur schéma logistique et envisagent de changer de modalités de transport (vers du fluvial en particulier, et le fret même si c’est plus difficile..)  et de repositionner leurs entrepôts (vers plus de capillarité, donc moins de centralisation) ou de les transformer en plate-forme multimodales.

Autres exemples, dans les services, la majorité des entreprises de service qui on réalisé un bilan carbone ont diminué leur consommation énergétique d’au moins 10% par des actions qui concernent l’éclairage, le chauffage, la ventilation, l’informatique et ont lancé des plans d’actions techniques, comportementaux tout en modifiant leurs processus de maintenance et leur organisation.   

Troisième Bénéfice, et non des moindres ! L’INNOVATION

Quelques exemples de projets innovants résultant des démarches de ce type 

Conditions de réussite

Dans ces démarches, de type « développement durable » , il est indispensable de commencer par un diagnostic partagé avec les parties prenantes sur les 3 piliers du développement durable. Ce diagnostic doit être réalisé sans se cantonner à l’entreprise mais doit intégrer l’ensemble des parties prenantes dans les démarches et prendre en compte leurs attentes, leurs besoins. Ces attentes et besoins doivent être confrontées les unes aux autres pour tenter de faire ressortir les axes prioritaires à mettre en œuvre. Il est recommandé de réaliser un diagnostic en 2 temps :

Ensuite, les solutions sont à rechercher avec ces mêmes parties prenantes, puis priorisées dans une approche de type « analyse de la valeur ».

Posted by gaudave as Energie, Supply-Chain, QSE, Bâtiments, Déchets, Bilan Carbone, Observatoire Supply-Chain Durable : déchets, Observatoire Supply-Chain Durable : Energie , Observatoire Supply-Chain Durable:Conception Marketing, Observatoire Supply-Chain Durable : Production, Observatoire Supply-Chain Durable : Logistique, Observatoire "les métiers de la supply-chain durable" at 3:12 PM CEST

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mai 22nd, 2008

Réduire les émissions de CO2 en Poitou-Charentes

Réduire les émissions de CO2 en Poitou-Charentes

Dans un objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de développer les énergies renouvelables (éolien, solaire et bois), la région Poitou-Charentes vient de valider son plan photovoltaïque régional. Read the rest of this entry »

Posted by gaudave as Bâtiments, Genos Conseil, photovoltaïque, villes at 6:32 AM CEST

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Quartier durable à Narbonne

L’un des objectifs du comité opérationnel urbanisme issu du Grenelle de l’environnement est de définir un plan volontariste de quartiers durables impulsé par les collectivités locales. En France, l’un des plus avancés est celui de Narbonne qui devrait livrer ses premiers bâtiments fin 2009. Read the rest of this entry »

Posted by gaudave as Energie, Bâtiments, photovoltaïque, villes at 6:30 AM CEST

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mars 5th, 2008

Des labels au service de la performance énergétique

L’intensification des mesures réglementaires françaises répond au succès croissant de nombreuses démarches ou labels désormais accessibles à tous et énergétiquement très performants.

Le premier et le plus répandu d’entre eux reste la certification HQE (Haute Qualité Environnementale), applicable aux bâtiments tertiaires et logistiques. Elle s’articule autour d’une démarche volontaire et certifiée par des organismes indépendants, en s’appuyant sur la mise en place d’un système de management de l’environnement et le respect d’objectifs environnementaux déclinés en 14 cibles. Pour le logement, nous disposons de la certification NF Maison Individuelle démarche HQE (délivrée par la Cequami) et de sa traduction pour l’habitat collectif et individuel groupé (délivré par la Cerqual).

Plus contraignantes, il existe d’autres certifications, faisant appel cette fois aux référentiels de la RT 2005 et engageant leurs acteurs à obtenir des objectifs chiffrés. Citons notamment la certification HPE 2005, la THPE 2005 (voir article précédent) et enfin le BBC 2005 (Bâtiments Basse Consommation) qui sans s’astreindre à une comparaison avec le référentiel existant, impose un résultat final de 50 kWhEP/m2/an pour les bâtiments neufs et 80 kWhEP/m2/an pour les bâtiments existants.

Dans la lignée du BBC, il existe deux autres labels d’origines étrangères opérationnels en France : la nouvelle norme à basse énergie Effinergie (référentiel suisse appelé Minergie : – 40 kwhEP/m2/an) et le Maison Passive (référentiel allemand appelé Passiv Haus : - 15 kWhEP/m2/an).

Enfin, d’autres normes de construction font aussi leur entrée en France, à l’instar des labels Breeam (GB) et Green Building (programme européen lancé en 2004) qui devraient trouver un écho favorable, notamment auprès des investisseurs étrangers. Ces normes s’inscrivent dans la méthode globale de la certification HQE en énonçant des objectifs chiffrés supplémentaires en matière de performance énergétique.

 

 

Posted by gaudave as Energie, Bâtiments, Genos Conseil at 5:46 PM CET

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Bâtiment, Energie, Réchauffement climatique : une équation à zéro inconnue !

A la lecture de toutes les études disponibles, le lien entre ces trois thématiques est aujourd’hui incontestable et les enjeux qu’elles suscitent vont toutes dans le même sens : préserver notre biosphère.

Pour agir il faudrait simplement se souvenir que :

- 75% des émissions de CO2 à la fin du XXème siècle provenaient de la combustion des énergies fossiles ;

- 80% de l’approvisionnement énergétique mondial était assuré par les combustibles fossiles

- et enfin que la consommation des ressources énergétiques des quarante dernières années a dépassé celle allant des origines de l’homme aux années soixante.

Ajoutons pour conclure que le secteur du bâtiment en France est aujourd’hui responsable à lui seul de 43% de la consommation d’énergie finale et de 40% des rejets de gaz à effet de serre.

A l’évidence, énoncer ces quelques chiffres ne changera pas le monde ! Cependant, ils n’en restent pas moins un bon leitmotiv pour avancer et ne pas oublier que ces enjeux sont l’affaire de toutes et de tous. C’est donc bien dans cet esprit de partage et de mise en mouvement que nous avons créé notre blog, et aujourd’hui notre newsletter, dont le premier numéro est consacré à la thématique “Energie et Bâtiment”.

 

Posted by gaudave as Energie, Bâtiments, Genos Conseil at 5:14 PM CET

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