Introduction de la conférence du 5 novembre sur le Bilan Carbone
Vous êtes venu(e)s nombreux (ses) aujourd’hui et j’y suis particulièrement sensible car, je suis convaincu qu’aujourd’hui les PME et TPE sont malheureusement très insuffisamment accompagnées, informées et formées dans leur démarche pour « survivre » à la crise pour être ensuite en capacité d’innover. La pression sur elle est grande et les outils et moyens d’accompagnement sont, selon moi, insuffisants face aux enjeux qui se présentent à elles.
La question principale à laquelle tentera de répondre cette conférence est : en quoi, faire un Bilan Carbone, peut il permettre de transformer cette pression d’origine diverse (client, social, économique, règlementaire) en une force de progrès et d’innovation ?
Nous sommes, tous et toutes, comme vous le constatez peut-être tous les jours en lisant les journaux ou simplement dans votre vie quotidienne, face une crise inédite, écologique, sociale, économique et financière qui est là, selon moi encore, malheureusement pour durer.
Je vais vous épargner la terrible litanie des catastrophes géopolitiques, démocratiques et écologiques que notre monde connait déjà et que nous connaitrons encore au centuple si, selon moi, une réflexion et une transformation collective et de grande ampleur ne se met pas en mouvement dès maintenant. Je vous invite, en introduction à visionner cette vidéo.
Cette vidéo est anxiogène et difficile à supporter du point de vue émotionnel et je pourrais continuer pendant toute la conférence à vous assommer avec d’autres “images chocs” , et avec de la “tyrannie de l’émotion” dont sont tant friands nos média.. Je pourrais compléter mon exposé en vous décrivant les détails scientifiques liés aux Gaz à Effets de Serre, à l’impact sur le climat, aux conséquences économiques et géopolitiques associées (voir cette vidéo). Je ne le ferai pas mais je vous donnerai à la fin de la conférence un certain nombre de références de livres, d’articles, de sources internet si vous voulez approfondir ces questions.
Mais le but n’est pas là, le but est de savoir comment, dans cette crise de civilisation, les entreprises peuvent continuer à survivre tout en ayant un projet qui n’aggrave pas cette crise mais, au contraire, en limite les impacts au niveau humain, sociaux et environnementaux. Des millions d’entreprises agissent déjà dans ce sens, certaines sont des entreprises “banales” d’autres sont des associations comme Arpeije chez qui nous sommes aujourd’hui et d’autres sont des SCOP comme Genos. Toutes participent, d’une manière ou d’une autre à un élan vers un “monde meilleur” dans le cadre du mouvement de l’économie sociale et solidaire. Et pour promouvoir ce mouvement, le mois de l’économie sociale et solidaire, permet à ces entreprises de se faire connaitre : http://www.lemois-ess-idf.org/spip.php?article347
C’est la raison pour laquelle Genos et son représentant, moi-même, vous a invité aujourd’hui. Genos a été fondé il a 3 ans pour accomplir une mission de formation et de conseil auprès de TPE et PME dans le domaine dit du “développement durable” (vocable sur lequel nous pourrons revenir si nous avons le temps..) . Nous avons créé Genos en souhaitant nous appuyer sur 3 principes :
- démocratie participative : une personne = une voix
- partage des richesses : salaire mini / maxi, redistribution des bénéfices en reserve
- ancrage territorial : répondre aux besoins des populations locales
Sur ce dernier point je suis heureux d’accueillir Vanessa Jerôme en charge du développement économique sur Clamart et de l’économie sociale et solidaire sur la communauté d’agglomération Sud de Seine qui va vous dire 2 mots sur le Plan Territorial de Développement Durable Sud de Seine.