Par la mutualisation, des entreprises peuvent transformer un centre de coût (la gestion des déchets) en un centre de profit économique, environnemental et social. Mais le chemin est pavé d’embûches … C’est pourquoi cette source conséquente de gains pour les entreprises reste malgré tout le parent « pauvre » dans les stratégies d’amélioration durable de la Supply Chain. C’est pourtant une réelle opportunité de mettre en œuvre les meilleures pratiques et réaliser de substancielles économies : Le prix de revente de papier est estimé entre 25 à 300 € la tonne, pour les cartons entre 50 et 150 € la tonne ; Des magasins ont créé un GIE afin de valoriser leurs déchets. Résultat : une économie de 2.2 M€ pour 326 magasins ! (de l’intérêt de la mutualisation…)Avant toute chose, il fautétablir un contrat logistiques’appuyant sur les meilleures pratiques de gestion des stocks, de transport, d’entreposage et d’emballage. Aujourd’hui, moins de 10% des entreprises ont réellement mis en place des contrats logistiques exhaustifs et dignes de ce nom entre partenaires, clients et fournisseurs!
Imaginez l’immense champs des possibles pour des contrats logistiques incluant des clauses environnementales et sociales, voire des modalités communes de gestion des emballages ou des déchets ! La gestion des déchets de votre entreprise doit être envisagée comme un projet transversal : Attention, si le schéma est simple, la mise en œuvre ne l’est vraiment pas ! La préparation amont du projet est essentielle. L’intégration des différentes cultures d’entreprise s’avère essentielle.
Au final, c’est un type de projet extrêmement fédérateur pour le personnel qui s’accomplit dans une contribution positive à la planète. C’est une bonne initiation à l’apprentissage du mode collaboratif entre entreprises, compte tenu du caractère non stratégique du projet. Triez et mutualisez !
Il est possible de tirer des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux en les intégrant dans son entreprise. Il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit mais d’une réalité déjà constatée : Communiquer sans détériorer c’est possible !
Pour cela, pourquoi ne pas faire appel à Ateliers Volume ? Cette PME créée en 1987 conçoit, fabrique et imprime des structures de communication pour des stands d’exposition. Pour faire mieux que survivre (Il y a quelques années, le marché était particulièrement difficile) et devenir leader sur son marché, il fallait un « plus » : c’est dans la conciliation pragmatique de la communication et du développement durable que cette société l’a trouvé.
Ne se contentant pas de mettre en place une gestion optimale des déchets d’impression pour obtenir le label Imprim’vert®, Ateliers Volume s’est lancé dans le processus d’implication du personnel et de labellisation Lucie®. Elle peut aujourd’hui faire valoir auprès de ses clients que tout au long de son processus de production, l’environnement, mais aussi l’humain sont respectés. Lucie® est un label porté par l’Association Qualité France qui crédibilise l’engagement de l’entreprise tout en adaptant la démarche à la taille de sa structure.
Pour parachever l’œuvre, Ateliers Volume remplace peu à peu ses structures en fibre de carbone par des structures en bois issu de forêts gérées durablement. Cette gamme en bois est labellisé PEFC.
Pour plus d’informations sur ce bel exemple d’intégration positive des enjeux actuels dans une PME, visitez http://ateliersvolume.com.et n’hésitez pas à faire un tour sur http://www.planet-lucie.net pour en savoir plus sur Lucie® ou visionner les témoignages de Jean-François Chanteur, dirigeant, et d’une partie de son équipe en cliquant sur le lien suivant http://www.planet-lucie.net/consommateur/laureats.
Transformez votre centre de cout en un centre de profit économique, environnemental et social
La gestion des déchets, à l’instar de la logistique il y a encore quelques temps, demeure pour les entreprises un véritable centre de coût pour ne pas dire une contrainte pesante et sans réelle valeur ajoutée. Les déchets des entreprises (BTP inclus) représentent 51 % des déchets produits en France pour environ 433 millions de tonnes / an.
Source conséquente de gains pour les entreprises, la gestion des déchets reste malgré tout le parent « pauvre » dans les stratégies d’amélioration durable de la supply-chain. Certaines entreprises (comme l’industrie électronique) ont commencé à développer des tactiques nouvelles de gestion des déchets (comme la mutualisation des ressources, la collaboration avec les collectivités locales, la réduction à la source) mais celles-ci restent très insuffisamment développées et diffusées dans les entreprises. C’est pourtant une réelle opportunité de mettre en œuvre les meilleures pratiques et de tester les nouveaux modes opératoires de la supply-chain durable !
La mutualisation est un de ces axes d’amélioration pourtant bien difficile à mettre en œuvre. La collaboration interentreprises est un mode de fonctionnement encore peu naturel pour bon nombre de partenaires potentiels alors qu’il s’agit bien de cela : trouver des partenaires pour se donner les moyens d’avancer ensemble !
La gestion des déchets pourrait être une étape d’apprentissage d’un nouveau cadre relationnel avec les parties prenantes. Cela supposerait d’établir, dans un premier temps comme dans toutes les supply-chain, un « contrat logistique ». Ce contrat logistique, s’appuyant sur les meilleures pratiques de gestion des stocks, de transport, d’entreposage, d’emballage. Mais aujourd’hui, combien d’entreprises ont réellement mis en place de contrats logistiques exhaustifs et dignes de ce nom entre partenaires, clients et fournisseurs ? 50% ? 20 % ? Et bien, moins de 10%* ! Alors imaginez ce que cela peut donner pour des contrats logistiques incluant des clauses environnementales et sociales, voire des modalités communes de gestion des emballages ou des déchets !
Que les entreprises soient soumises à une réglementation stricte de vos déchets comme la DEEE, que ce soit des déchets considérés comme dangereux ou encore que ceux ci constituent pour elles un simple passage qu’il est impossible d’ignorer, la mutualisation, la connaissance des filières de recyclage et de vos partenaires potentiels sont les 3 axes de votre projet de valorisation de vos déchets.
Cette gestion de vos déchets doit être envisagé comme un projet TRANSVERSAL à part entière, il passe par :
·l’identification spatiale de vos potentiels partenaires (outils de géo-localisation)
·l’identification des partenaires ayant la même typologie de déchets afin de densifier (par des analyses sur le terrain après des responsables QHSE)
·la connaissance des filières de recyclage (de la génération des déchets à son élimination ou, mieux, sa réutilisation)
·la définition d’une politique et d’une contractualisation de partenariat sur un périmètre ou d’une zone d’activité définie
·la validation du schéma des flux optimums au niveau économique et environnemental (impact Carbone, Tonnes.kms, taux de remplissage, taux de retour à vide …)
·la contractualisation avec les acteurs des filières de recyclage
·enfin et surtout, l’évolution des compétences des logisticiens dans ces domaines qui sont très faibles aujourd’hui !
Attention, si le schéma est simple, la mise en œuvre ne l’est vraiment pas !
Les phases amont du projet doivent impérativement être suivies à la lettre que ce soit le schéma logistique choisi (fréquence, type de déchets, conditionnement..), la quote-part des ressources allouées, le mode de calcul des bénéfices dégagés, la sélection des recycleurs, la rédaction des contrats avec ces recycleurs …jusqu’à la gouvernance adoptée.
Concernant le schéma logistique, nous pouvons parler d’un processus complet dédié à une activité avec l’ensemble des phases, de la collecte à la mise a disposition en passant par le stockage et la gestion du planning.
Mutualiser, c ‘est se donner également la capacité d’être confronté à d’autres cultures d’entreprises, un véritable challenge quand on sait que plus de la moitié des projets de collaboration échoue du fait de l’inadéquation entre différentes cultures d’entreprise.
La dimension humaine de type de projet est d’autant plus fondamentale que l’essentiel des ressources sur ces activités sont humaines ! De plus ce sont des ressources humaines rares à qui il est demandé beaucoup de flexibilité pour peu de contreparties. Ceci explique par ailleurs pourquoi beaucoup de zones d’activités logistiques à un taux d’intérimaires si importants et que les sites se les « arrachent ». Comment arriver à mutualiser alors dans un tel contexte de concurrence entre les différents acteurs sur un même territoire ?
Bref, ne se lance pas qui veut et n’importe comment dans la valorisation de ses déchets et il est indispensable de borner le projet car il s’agit bien d’un projet qui représente pour l’entreprise un défi culturel, un gain financier, certes, et un geste à l’égard de l’environnement et de la société future.
* D’après une étude réalisée par Genos auprès d’un panel de plus de 100 entreprises dans différents secteurs industriels